La commune

Nous connaître

 

Montaulin  se trouve dans le département de l'Aube  situé en région Grand-Est.

Montaulin est rattachée à la communauté d'agglomération de Troyes Champagne Métropôle. 

Montaulin est dans le canton de Vendeuvre-sur-Barse (N°17) du département Aube. 

La commune appartient au RPI (regroupement pédagogique intercommunal) de Montaulin, Rouilly-Saint-Loup, Ruvigny.

Les habitants de Montaulin sont les Montaulinois et les Montaulinoises. La commune compte 806 habitants a vec unedensité de population de 62,1 hab/km²

 

 Le blason de Montaulin  

« D’azur au clocher d’argent accompagné à dextre d’un lion d’or surmonté d’une couronne du même et à senestre de trois épis d’or ».

Ce qui signifie en clair : un fond bleu (d’azur), au centre le clocher d’argent (blanc) de l’église de Daudes, à dextre (à droite) le lion d’or (jaune) des Mesgrigny surmonté de la couronne du même (jaune) des Paillot de Montabert et à senestre (à gauche) trois épis d’or (trois épis de blé de couleur jaune) 

Le blason est surmonté d’un ornement évoquant par ses créneaux le château de Montabert.

 

Histoire - les maires

Histoire du premier Maire : un curé révolutionnaire, de quoi surprendre un bon nombre d’entre vous.

Rappel du contexte historique ayant conduit à l’élection du 1er Maire

Le 12 novembre 1789, l’Assemblée Nationale décréta, en principe, qu’il y aurait une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne.

La loi du 14 décembre 1789 détermina le mode d’élection des officiers et membres des municipalités. Tous les citoyens actifs (payant un impôt égal à 3 jours de travail) et formant l’assemblée communale devaient prendre part au vote. Pour être élu, il fallait payer un impôt égal à 10 jours de travail.

A Montaulin, l’assemblée communale fut annoncée 8 jours à l’avance et, le 17 février 1790, les habitants convoqués au son de la cloche, se rendirent dans l’église qu’ils avaient choisie pour maison commune. 46 citoyens actifs avaient droit de participer à l’élection. Parmi eux, il y avait 9 laboureurs, 20 manouvriers, 1 charron(1), 1 maréchal, 2 maçons, 1 charpentier, 1 tailleur, 1 tisserand, 1 boucher, 1 cabaretier, 1 cossonnier(2). Les professions libérales étaient représentées par Pierre-Nicolas Houët, curé ; Claude Fleuriot recteur d’école et Jacques Rozé, chirurgien.

L’assemblée procéda, en premier lieu, à l’élection du président et des scrutateurs.

Le dépouillement du scrutin fut fait par les 3 membres les plus âgés : René Rozé, maçon, Léger Autran et Toussaint Jacquinot, laboureurs.

L’assemblée nomma ensuite les 3 scrutateurs pour les votes qui allaient suivre. Le choix tomba sur Edme Rozé, maçon, Etienne Renou, laboureur et Pierre Carré, charron, qui firent le serment de s’acquitter fidèlement de leurs fonctions.

Et, tous les membres de l’assemblée communale ayant prêté serment à leur tour, on procéda à l’élection du Maire, des 2 officiers municipaux qui devaient lui servir d’adjoints, du procureur de la Commune qui n’avait pas voix délibérative au conseil mais qui était chargé de défendre les intérêts et de poursuivre les affaires de la communauté ; enfin de 6 notables ou conseillers de la Commune, au scrutin de liste.

 

Pierre-Nicolas Houët, premier Maire de MONTAULIN

Pierre-Nicolas Houët naît le 23 juillet 1759 à Riceys-Bas. Fils du légitime mariage du sieur Pierre Edme Houët, marchand et de demoiselle Marie Petit. Il est baptisé  le jour-même. Son parrain est Pierre Nicolas Texier ; sa marraine, Madelaine Nicole Petit.

Vicaire de Ravières (Yonne), il s’installe dans la cure de Montaulin le 6 février 1787.

Lors de l’élection du 17 février 1790, il obtient 26 suffrages sur 40 électeurs et il est immé- diatement proclamé Maire.

Il achète des biens nationaux.

Le 23 janvier 1791, à l’issue de la messe paroissiale, il prête serment à haute et intelligible voix, tel qu’il est exigé par le décret des 12 et 13 juillet 1790 concernant la constitution civile du clergé :

« Je jure de veiller avec soin sur les fidèles de la paroisse qui m’est confiée, d’être fidèle à la Nation, à la Loi et au Roi, et de maintenir de tout mon pouvoir la constitution décrétée par l’Assemblée Nationale, sanctionnée et acceptée par le Roi ».

Ainsi, la paroisse de Montaulin se trouve soustraite à l’autorité légitime du Pape et de l’Evêque, elle tombe dans le schisme(3) constitutionnel.

Le 15 mai 1791, Sibille, évêque intrus (élu par le peuple conformément à la Constitution, non investi de l’institution canonique par le Pape) le charge du binage(4) de Daudes. Pierre-Nicolas Houët n’est pas réélu Maire au scrutin du 27 novembre 1791. 

Cette année 1792 sera à jamais célèbre dans les annales de l’histoire de France. L’empereur, ennemi secret des Français, ayant profité des troubles que les malintentionnés excitaient sourdement dans le sein de la France pour nuire au progrès de la Constitution  nouvelle, et donnant un asile aux émigrés ennemis de la patrie dans ses Etats, malgré différentes injonctions à lui faites pour les chasser, a forcé le roi des Français à lui déclarer la guerre. A cette nouvelle on a vu notre jeunesse se disputer de patriotisme. Toutes nos routes se sont, en un instant et à la première nouvelle de la patrie en danger, couvertes de milliers de soldats patriotes qui brûlaient du noble désir de verser leur sang pour la patrie et la constitution. Mais, tandis que le gros de la nation donnait un spectacle si intéressant, des traîtres chargés par état de conduire ces braves contre l’ennemi nous trahissaient et vendaient nos frontières. Mais le Dieu puissant qui veille sur le sort des empires a découvert la trahison ; et l’infâme Lafayette, qui, s’il eût été plus fidèle, fût devenu l’idole de la nation, n’a pu éviter la mort la plus honteuse que par une prompte fuite chez l’ennemi. Le roi lui-même a mis dans ce même temps le comble à sa noirceur en ordonnant le massacre de la garde nationale qui veillait à sa sûreté. Aussi a-t-il été détrôné de la République française.

A la fin de l’année 1792, il quitte Montaulin, et part habiter Troyes (Simon Terrier qui exerçait déjà en 1778 à Rouilly-Saint-Loup devient, à sa place, curé de Montaulin et bineur de Daudes).

Le 3 frimaire de l’an II de la République (23 novembre 1793), en vertu du mandat d’arrêt du Commissaire civil national, il est arrêté par les gendarmes nationaux et écroué en la maison d’arrêt de Troyes. (A.D. AUBE, Ly 245, Registre d’écrou des condamnés)

Par courrier en date du 5 fructidor de l’an II (22 août 1794) aux citoyens membres du Conseil Général de la Commune de Troyes, alors qu’il est incarcéré à la maison d’arrêt de Troyes depuis 9 mois, Pierre-Nicolas Houët qui souffre selon ses dires « d’une enflure prodigieuse dans la jambe qui lui en ôte presque l’usage » demande la permission d’aller prendre des bains chauds conseillés par le citoyen Huot, chirurgien, officier de santé à la maison d’arrêt, au lieu destiné à cet effet. Il sollicite donc l’indulgence de ses geôliers compte tenu qu’il est détenu pour cause d’incivisme et que le représentant du peuple ne l’a pas « élargi » car son tableau(5) s’est trouvé égaré. (A.D. AUBE, L 1616, Ecclésiastiques : suspects, détenus, condamnés)

Le 21 fructidor de l’an II (25 août 1794), Maure, représentant du peuple français sur les détenus à Troyes, décide au nom de la République française, de le remettre sur le champ en liberté compte tenu qu’il a été détenu pour des causes étrangères à la révolution dont il est le partisan zélé ayant offert d’aller lui-même combattre « les tyrans » et ayant fait beaucoup de dons pour subvenir aux besoins des défenseurs de la patrie. (A.D. AUBE, L 350, Liste des détenus)

Le 15 nivôse de l’an III (04 janvier 1795), il décède à 3 heures de l’après-midi à Troyes, rue Notre Dame, âgé de 35 ans ½. Sur la déclaration faite par devant Pierre Vaillot, Officier public de Troyes par Nicolas Houët, négociant, demeurant aux Riceys et Pierre Haillot, aubergiste demeurant à Troyes, le premier frère et le second ami du défunt.

 

Liste des différents Maires de Montaulin de la Révolution à nos jours

Pierre-Nicolas Houët             curé                  Maire de Montaulin    17/02/1790 - 27/11/1791

Toussaint Fleuriot                 cultivateur        Maire de Montaulin    27/11/1791 - 1795

Jean Ganne Vallot                                         Maire de Daudes        1791 - 1793

Pierre Ganne                                                  Maire de Daudes        1793 - 1795

 

1795 : La commune de Daudes est réunie à la celle de Montaulin

 

Jacques-François Rozé                         1795 - 20 pluviôse an VIII   

Jean Bourguignat                                   20 pluviôse an VIII - 15/01/1808                                      

Jacques Paillot  de Montabert               16/01/1808 - démission janvier 1813

Pierre Camusat                                      31/01/1813 - 14/05/1815

Pierre Bourguignat                                 14/05/1815 - 1816

Pierre Camusat                                      1816 - démission 04/09/1830

Alexis Nicolas Lépine                             04/09/1830 - 10/11/1831                                           

Jean-Baptiste Régley                            10/11/1831 - décès 13/08/1844

Nicolas Gauthier                                     Adjoint, fait fonction de Maire jusqu’au 16/07/1846

Pierre Bourguignat-Ganne                    16/07/1846 - 09/08/1860

Félix Adnot                                            09/08/1860 - décès 30/12/1869

Jean-Baptiste Goussin                          Adjoint, fait fonction de Maire jusqu’au 02/10/1870

Arsène Rebours                                    1er conseiller municipal, fait fonction de Maire jusqu’au 14/05/1871

Arsène Rebours                                    14/05/1871 - 1872

Martin Carré                                          1872 - 08/10/1876

Mainfroy Brunet                                     08/10/1876 - 21/01/1878

Félix Nicolas                                           21/01/1878 - 09/03/1886

Anatole Geoffroy                                    09/03/1886 - 17/05/1896

Frédéric Derrey                                     17/05/1896 - 17/05/1908

Prosper Fourny                                     17/05/1908 - décès 12/03/1909

Emile Camusat                                      18/04/1909 - 17/05/1925

Jules Guichard                                      17/05/1925 - 17/05/1929

Lucien Gauthier                                    17/05/1929 - 25/08/1932

Jules Guichard                                      25/08/1932 - décès 28/10/1935

René Bourguignat                                18/12/1935 - 16/12/1955

Robert Goulley                                     16/12/1955 - démission 13/03/1963

Maurice Richard                                   19/05/1963 - 20/03/1983

Jean Danjin                                           20/03/1983 - 25/06/1995

Georges Di Guiseppe                           25/06/1995 - 03/2008

Philippe Schmitt                                   03/2008 - 03/2020

 

Glossaire :

  1. Charron : celui qui fabrique et qui répare des chariots, charrettes ainsi que les roues de ces véhicules.
  2. Cossonnier : homme qui passe dans les villages pour ramasser les œufs frais ainsi que d’autres produits de la ferme et ensuite les revendre.
  3. Schisme : séparation des fidèles d’une religion qui reconnaissent des autorités différentes.
  4. Binage : (liturgie) célébration de 2 ou plusieurs messes le même jour à 2 endroits différents.
  5. Tableau : liste détaillée des détenus comportant les renseignements suivants : état-civil, situation de famille, adresse, fonction avant et après la révolution, relations (motifs d’incarcération), principaux traits de caractère.
  6. Ecuyer : titre de noblesse.

 

 

Histoire - le chateau

Tous les Montaulinois et les Montaulinoises connaissent l’actuel château de Montabert construit en 1862 par M. Jules Savoye. Mais qu’en est-il de l’ancien château datant du début du XVIIIème siècle ?

L’étude de deux documents conservés aux Archives Départementales de l’Aube, à savoir :

? l’acte de liquidation et partages des biens dépendant de la succession de Mme Marie Paillot de Montabert reçu par Me Jean Méligne, Notaire à Troyes, enregistré le 18 septembre 1826 ;

 l’acte de vente du domaine patrimonial de Montabert passé devant Mes Promsy et Couturat, notaires à Troyes le 24 février 1837    entre, d’une part , M. Alexis Lépine, Chevalier de la Légion d’Honneur, Juge de Paix du Canton de Lusigny et Dame Elisabeth Paillot, son épouse et, d’autre part, M. Savoie, négociant rue de l’Epicerie à Troyes, acquéreur pour lui, son épouse et leurs héritiers ;

permet à défaut de gravure, de se faire une idée précise sur la question.

 

I – Selon l’acte de liquidation et partages des biens dépendant de la succession de Mme Marie Paillot de Montabert

(2ème section – Domaine de Montabert)

 

            Le Château ou Principal Manoir avait son entrée Grande rue de Montabert , par une porte cochère à claire-voie et une porte cavalière. A gauche, en entrant dans la cour, se trouvait un petit bâtiment en pierre servant de chambre à four et de laiterie.

A la suite, un petit bâtiment en charpente comprenant deux poulaillers et lieux d’aisance.

En suivant et en retour d’équerre, un grand bâtiment en mansarde construit en bois et pierre couvert en tuile et ardoise joignant le principal bâtiment de maître, comportant au rez-de-chaussée, un bûcher, une grande remise ou magasin avec un retranchement servant de serre, ainsi qu’un charbonnier et, au premier, une chambre de domestique. A la suite du magasin un vestibule comportant l’entrée de la cave et menant à la cuisine (dans cette même cuisine, on trouvait un four à pâtisserie, de grands fourneaux en maçonnerie cerclés en fer et garnis de carreaux en faïence et une cheminée avec une plaque foyer en fonte). A la suite de la cuisine, un second vestibule servant de grande antichambre menant à la salle à manger et à un cabinet comportant un grand escalier en chêne conduisant aux mansardes. Dans cette antichambre crépie au pourtour, peinte en façon pierre de taille, carrelée en carreaux de Molesmes ainsi qu’en terre cuite et lambrissée à hauteur d’appui, deux encoignures et deux grands placards garnis de leurs tablettes. Au premier étage, grand vestibule donnant entrée à trois chambres à coucher lambrissées au pourtour, peintes, ou bien avec des tentures en papier peint, planchers en chêne, croisées à espagnolette, comportant chacune un petit cabinet de toilette et une garde-robe. Au bout du vestibule, au-dessus des remises, une grande pièce propre à faire une salle de billard.

            A la suite et sur la même ligne, un grand bâtiment de maître, construit en bois et en pierre jusqu’au  premier étage et couvert en tuile plombée. Au rez-de-chaussée, une grande antichambre avec un escalier conduisant aux étages supérieurs ; un charbonnier sous cet escalier . A gauche de celle-ci, une pièce servant de dépense (office) carrelée et garnie de tablettes. En face de la porte d’entrée, une grande salle à manger carrelée avec cheminée, chambranle, trumeau  et une armoire en placard en menuiserie, lambris de hauteur, éclairée par deux croisées à espagnolette donnant sur le jardin. A droite de la salle à manger, un salon avec cheminée à la Rumford, chambranle en bois, trumeau en plâtre, deux grands placards, lambris à hauteur d’appui, tentures et plafond en papier, croisées à espagnolette. Au bout de l’antichambre, un fruitier. On communique au premier par un escalier en chêne avec une rampe en fer. Sur le palier, une grande antichambre donnant entrée à plusieurs pièces : en face, une chapelle(*) avec un hôtel en menuiserie en bois de chêne fermé par un grillage à fuseaux en bois tourné ; à côté de la chapelle, une chambre à coucher avec cheminée, trumeau et chambranle en bois, tenture en papier, plancher en chêne, garde-robe avec placard, grande alcôve à côté, un petit cabinet à la suite. A côté du palier de l’escalier, un cabinet de domestique. A droite de l’antichambre, un grand cabinet avec lambris d’appui, tenture en papier et deux armoires en chêne. A côté, une chambre à coucher avec cheminée, chambranle, trumeau, tenture en papier, plancher en chêne, armoire en placard et alcôve en bois de menuiserie. A côté, un cabinet lambrissé et tapissé en papier peint . Le même escalier conduit aux greniers où sont deux chambres de domestiques.

            A la suite, du grand bâtiment et en retour d’équerre, un bâtiment neuf construit en pierre dure et brique couvert en tuile servant de vinée au rez-de-chaussée et de grands magasins à légumes secs au premier, grenier au-dessus.

            A droite de la porte cochère, un grand bâtiment construit en bois, couvert en tuile, raccordé sur le mur de clôture du côté de la rue, se composant d’une grande chambre terrée, d’une écurie à six chevaux, d’une étable aux vaches et d’une grande remise à deux entrées, grenier sur le tout.

            A côté des remises, un petit bâtiment en chêne comportant deux porcellières et deux poulaillers.

            Un colombier en bois couvert en tuile construit sur une place octogonale et garni de pigeons.

            Dans le verger à fruits, un bâtiment construit en bois, couvert en tuile, composé de deux chambres à feu avec un four dans l’une d’elles, grenier au-dessus, deux vinées et un poulailler.

            Dans le jardin anglais près du parc, un bâtiment construit en bois, couvert en tuile, servant de logement du jardinier. Il est composé de deux chambres à feu, un four, grenier au-dessus, grande vinée sur la longueur du bâtiment et, à la suite, un autre bâtiment construit en bois, le derrière en roche, couvert en tuile se composant d’une grange et d’un hangar à côté ; un puits dans la cour.

            Dans le jardin, trois puits avec margelles en pierre.

            Au midi du château, dans le jardin, un belvédère construit en bois sans couverture et, du côté du mur, un bâtiment en forme circulaire construit en pierre et couvert en ardoise, un petit balcon du côté de la rue avec rampe en fer, cave au-dessous pour le jardinage.

            Le tout en bon état.

            Un vaste jardin décoré d’un grand parterre, plates-bandes en buis, arbustes et charmilles, dont une partie distribuée à l’anglaise.

            «Le Parc» ou garenne contigu au château.

            Une pièce de terre appelée « le champ Huez ».

            Un verger planté d’arbres fruitiers.

            Une pièce de terre à chènevière et luzerne y compris les peupliers.

            Toutes les parties ci-dessus sont enfermées dans l’enceinte du Parc du château, le tout tenant au levant à la rue de Montabert, du couchant au ruisseau appelé la Rance, du midi à la rue ou chemin de Daudes à Troyes et, d’autre part, au nord à un autre chemin.

 

(*) La bénédiction de la chapelle du château de Montabert a été faite le 04 décembre 1731 sous le titre de Sainte Marie Magdeleine par M. le curé Le Roux en présence de Louis Paillot, Conseiller au bailliage et présidial de Troyes, seigneur de Montabert (cf. registre paroissial de la commune de Montaulin)

 

2 – Précisions complémentaires conte- nues dans l’acte de vente passé devant Mes Promsy et Couturat :

 

            Petit bois dit « le Parc » planté d’arbres de différentes essences et divisé en 15 coupes. Ce bois est orné de bosquets, percé d’allées avec points de vue qui aboutissent à la pièce d’eau.

            Grande pièce d’eau empoissonnée, alimentée par la rivière la Rance. Elle est bordée au levant par les grands arbres formant la lisière du Parc et, au couchant, par un rideau de peupliers âgés de 18 ans (plantés en 1819), au milieu de cette pièce est une île disposée en forme de parterre.

            On arrive au centre du domaine par une avenue à droite et à l’entrée de laquelle est une maison destinée au logement du garde ou concierge.

            A la suite du bâtiment d’habitation dit « le château » de Montabert, autres bâtiments dans lesquels se trouvent au nord des remises ainsi qu’une grande cuisine et au midi une belle orangerie…

            Au nord de la maison de Maître et derrière des massifs d’arbres verts régulièrement disposés sont la basse cour et les bâtiments d’exploitation se composant de : maison de fermier ou jardinier, écurie pour 12 chevaux, bergerie avec grange, bâtiment de 51 mètres, 09 décimètres 09 centimètres, nouvellement construit dans lequel sont des étables disposées à la moderne, grenier préposé à mettre les graines, régnant sur une partie de ce bâtiment, colombier approvisionné.